les thérapies cognitivo-émotionnelles et la psychologie positive

En cherchant à fuir la souffrance, il est commun de se retrouver coincé dans les résistances...

Alors vivre ce que nous ressentons dans le corps des émotions, et avancer vers ce qui est présent et important pour chacun, c'est aussi s'engager dans la vie ! Cet accompagnement vise a travailler avec la pleine conscience, la distanciation d'avec les pensées, reconnaitre le moi profond, l'acceptation, les valeurs, l'action engagée.

 

- Le mieux-être vient de l'observation des émotions et de leur acceptation. Le psychologue Benjamin Schoendorff, "pionnier" de la thérapie d'acceptation (ACT) en France, illustre dans son livre Faire face à la souffrance (Éd. Retz): "Dans la tempête, le choix semble se limiter à tenter de retenir les vagues ou se laisser emporter par le courant. Il existe une troisième possibilité: nous pouvons apprendre à surfer sur les vagues et avoir ainsi une chance de reprendre le contrôle de la trajectoire de notre vie". Il s'agit d'observer ses émotions, apprendre à les reconnaître et à les laisser passer. Cet entraînement de l'esprit est aidé par la pratique de la méditation dite de pleine conscience.

 

- Ces thérapies font une place aux valeurs et au sens. Il ne s'agit pas de valeurs imposées mais de valeurs qui sont pour la personne des «directions de vie choisies» (B. Schoendorff). Il s'agit d'apprendre à les nommer et à les incarner au quotidien.

Pour situer dans le contexte ces thérapies qui se développent depuis une vingtaine d'années, rappelons que la première vague, qui se démarquait à l'époque de la psychanalyse, correspond aux premières applications cliniques du behaviorisme (ou comportementalisme) et la deuxième vague, aux applications de la psychologie cognitive (ou cognitiviste), née dans les années 1960.

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La psychologie positive est « l’étude des conditions et processus qui contribuent à l’épanouissement ou au fonctionnement optimal des individus, des groupes et des institutions ».

 

Selon Martin Seligman, professeur de psychologie à l’université de Pennsylvanie et principal initiateur de la psychologie positive, « nous connaissons peu ce qui donne de la valeur à la vie. (…) Ceci vient de ce que, depuis la Seconde Guerre mondiale, la psychologie est devenue en grande partie une science de la guérison. Elle se concentre sur la réparation des dommages au sein d’un modèle du fonctionnement humain axé sur la maladie. Cette attention presque exclusive sur la pathologie néglige l’individu épanoui et la communauté prospère ». Cet auteur reconnaît certes les victoires thérapeutiques de la psychologie, mais estime que celles-ci ont été obtenues au détriment d’autres considérations tout aussi essentielles : « Quand nous sommes devenus seulement une profession de guérison, nous avons oublié notre mission plus large : celle d’améliorer la vie de tous les gens ».


 

le site de la Psychologie positive par le Dr Jacques Leconte

 

Bien être subjectif et Comportements Altruistes, les individus heureux sont-ils plus généreux ?  par Rebecca Shakland

S’intéresser à la psychologie positive ne consiste pas à se percevoir ou à observer le monde qui nous entoure d’une manière idéalisée, comme au travers de lunettes roses. Il ne s’agit pas non plus de mettre de côté les connaissances acquises sur la souffrance psychique et sur les moyens d’y remédier. Le courant de la psychologie positive considère simplement qu’à côté des problèmes individuels et collectifs s’exprime toute une vie riche de sens et de potentialités. Elle est donc un complément logique aux recherches sur la psychologie clinique et la psychopathologie.

 

Par ailleurs, comme la définition ci-dessus l’indique, la psychologie positive ne relève pas d’une conception égocentrique, caractérisée par la quête quasi exclusive de l’épanouissement et du développement personnel. Elle concerne également les relations interpersonnelles et les questions sociales, voire politiques. Les différents thèmes abordés par la psychologie positive correspondent à ces trois niveaux de l’être humain, comme le montrent les quelques exemples suivants :

- {au niveau individuel} : bien-être et bonheur, créativité, sentiment d’efficacité personnelle, estime de soi, humour, sens de la vie, optimisme, etc.

- {au niveau interpersonnel} : altruisme, amitié et amour, coopération, empathie, pardon, etc.

- {au niveau social} : courage, engagement militant, médiation internationale, etc.

Le programme CARE pour Compassion, Attention, Relation, Engagement se déroule sur 8 semaines, 2 heures par semaine.
Des exercices sont pratiqués pendant et entre les séances.
Il a été créé par trois neuroscientifiques : Christophe André, Ilios Kotsou et Rebecca Shankland.

détails du programme CARE

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