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la peur du déconfinement: le syndrôme de la cabane



Le syndrome de la cabane ou le cabin fever est un type d’expérience connu depuis le début du XXème siècle. Le syndrome de la cabane a commencé à être décrit cliniquement en 1900. Il y avait beaucoup de chasseurs ou de chercheurs d’or dans le nord des Etats-Unis qui passaient des mois dans leurs huttes en profitant de certaines périodes.

L’isolement a souvent eu des conséquences sur eux de diverses manières. Refus de retourner à la civilisation, méfiance à l’égard du contact avec les autres, augmentation du stress et de l’anxiété


Quels sont les symptômes du syndrome de la cabane ?


L’une des caractéristiques les plus courantes de ce syndrome est la léthargie. La fatigue, l’engourdissement des jambes et des bras, les longues siestes et même la difficulté à se lever le matin sont courants.


  • vous pouvez également éprouver des symptômes cognitifs : problèmes de concentration, défaillances de la mémoire…

  • Le manque de motivation est également récurrent

  • L’envie de certains aliments pour soulager l’anxiété

  • Le syndrome de la cabane se manifeste également avec un cadre émotionnel très spécifique : tristesse, peur, angoisse, frustration…

  • D’autre part, la caractéristique la plus évidente est la peur d’aller dehors. Cependant, souvent les gens peuvent simplement déclarer qu’ils n’ont pas encore envie de sortir, qu’ils sont bien chez eux pour le moment et qu’ils ont tout ce dont ils ont besoin


Donnez-vous du temps, ce que vous ressentez est compréhensible


Nous l’avons souligné au début. Le syndrome de la cabane n’est pas un trouble psychologique. Il ne décrit qu’une situation émotionnelle tout à fait normale face à un confinement de plusieurs semaines. (...) L’essentiel est de se donner du temps. Il n’est pas obligatoire de sortir aujourd’hui si vous n’en avez pas envie, vous pouvez faire de petites tentatives.


Routines et objectifs pour éviter d’avoir peur


Le cerveau a besoin de routines pour gérer le temps, pour se sentir en sécurité et pour éviter de donner de l’espace à des pensées excessives. Dans ce cas, et pour réduire l’effet du syndrome de la cabane, nous devons réduire le temps de repos, en évitant avant tout de passer beaucoup de temps au lit ou de faire des siestes.


Concevoir une routine et s’y tenir. L’une d’elles consiste à répartir les obligations de travail ou de soins à domicile, le temps pour une alimentation saine, le temps pour l’exercice physique et, surtout, vous devez également établir les moments où vous irez à l’extérieur.


Demandez de l’aide si vous en avez besoin


Au cas où vous seriez de plus en plus terrifié à l’idée de sortir, il est important de demander de l’aide. Si vous constatez qu’il vous est impossible de franchir le seuil de votre maison par peur ou que le simple fait de vous visualiser dans la rue génère de l’anxiété, il est peut-être temps de demander une aide professionnelle.

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