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durant ces longs jours, j'ai vu...

L’auteure italienne de « l’Espion inattendu » (Liana Levi), récemment publié en France, a été surprise par le confinement alors qu’elle se trouvait dans la région de Bergame. Elle nous livre ce que la vie au temps du coronavirus lui a inspiré. (Librement traduit de l’italien par Véronique Cassarin-Grand. Le texte original est ici.) Par Ottavia Casagrande (Ecrivaine) - Publié le26 mars 2020



(...) Pendant ce premier mois – un mois, déjà ! – de pandémie, voilà ce que j’ai appris.

j’ai vu trente travailleurs volontaires maintenir en activité un service de la société Tenaris pour continuer à fabriquer des bombonnes d’oxygène, ô combien vitales ces temps-ci.

J’ai vu des maisons de couture, telle Miroglio, abandonner en l’espace de quelques jours la production d’étoffes et de tissus pour fabriquer 100 000 masques par jour, en grande partie offerts par Giuseppe Miroglio à la direction sanitaire de la Région du Piémont.

J’ai vu beaucoup d’acteurs de la mode italienne suivre l’exemple de Giorgio Armani et faire des dons généreux aux structures sanitaires (Prada, Moncler, Versace, tout comme Kering et le groupe LVMH en France).

J’ai vu les parfums de Dior, Guerlain et Givenchy se transformer en gel hydroalcoolique. J’ai vu Chiara Ferragni(styliste et animatrice du blog « The Blonde Salad », 17 millions d’abonnés sur Instagram. NDLR), figure incontestée de la vie insouciante, devenir une activiste contre le virus en sensibilisant ses followers et en récoltant des millions d’euros.

J’ai vu des parterres de spectateurs qui, déployant le hashtag