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Ces 8 plantes devraient ouvrir un cabinet de psychologie


Contre la dépression, le sentiment d’échec, le découragement, la fatigue psychique, l’anxiété ou les troubles de l’humeur…

On connaît surtout le millepertuis.

Cette grande fleur jaune serait au moins aussi efficace que les médicaments contre les dépressions légères à modérées[1], ainsi que dans certains cas sur les épisodes sévères.

Le millepertuis agit comme la plupart des antidépresseurs chimiques : il optimise la production et la circulation des neurotransmetteurs (sérotonine, dopamine, noradrénaline, mais aussi GABA et glutamate).

Il n’agit pas directement sur la cause de la dépression, mais permet à l’organisme d’affronter plus sereinement cette période difficile, ce qui est déjà très positif.

Mais ce serait une erreur de croire que le millepertuis est le seul à pouvoir vous aider en cas de déprime.

Il n’est que le chef de file d’une équipe de plantes exceptionnelles, que je surnomme « les expertes de l’humeur ».

Pour vous aider à consulter chez la bonne plante, voici un petit tour d’horizon de ce « cabinet végétal de psychologie » où chacune exerce sa spécialité.


1) La psychologue du travail

La rhodiola permet de stimuler les fonctions cognitives en période de stress et de fatigue.

Des études ont été menées sur des médecins surmenés[2] et des étudiants en période d’examens[3] placés en situation de stress et de fatigue.

Par rapport aux groupes témoins, les participants ont vu leur état s’améliorer à différents niveaux : concentration, bien-être, forme physique, performances intellectuelles, réduction de la fatigue, etc.

Autant dire que si vous vous sentez un peu harassé, cette plante est faite pour vous.

Dans les études ont été testés 350 à 700 mg par jour, de préférence le matin à jeun ou ½ heure avant le déjeuner, d’un extrait de Rhodiola rosea standardisé au minimum à 3 % de rosavine et 1 % de salidrosides, les deux substances actives. 2) Le spécialiste ayurvédique

Traditionnellement, le pois mascate ou haricot pourpre (Mucuna pruriens) était utilisé en médecine ayurvédique pour traiter les symptômes de la maladie de Parkinson et les troubles de la libido.

Sa composition biochimique est singulière par sa richesse en L-Dopa, un neuromédiateur impliqué dans le sentiment de plaisir et de bien-être.

Des études montrent des bénéfices neurologiques importants avec une absence d’effets secondaires. La prise de pois mascate accroît la sensation de bien-être, améliore la vivacité d’esprit chez les déprimés ralentis et apathiques.

Posologie : 1 cuillerée mesure par jour.


3) Au chevet des personnes âgées

Le ginkgo biloba agit comme anxiolytique chez les patients souffrant de troubles anxieux généralisés. Il serait particulièrement indiqué en cas de déprime liée aux maladies dégénératives chez les personnes âgées.

En plus d’améliorer l’humeur, il augmenterait aussi les capacités cognitives.

Son effet est similaire et parfois même supérieur aux médicaments tels que les benzodiazépines (classe de médicaments utilisés dans le traitement de l’anxiété)[4].

La posologie usuelle est de 120 mg à 240 mg d’extraits (EGb 761 ou Li 1370) par jour, en 2 ou 3 fois, au moment des repas. Pour éviter d’éventuels effets indésirables, commencez par 60 mg par jour et augmentez progressivement les doses.

Il est recommandé de faire des cures de 2 mois minimum, car ses bienfaits prennent souvent du temps à se manifester.

Attention, le ginkgo fluidifie le sang, c’est pourquoi il est contre-indiqué chez les hémophiles, les femmes enceintes, les épileptiques et avant une intervention chirurgicale.

Il peut aussi interagir avec certains médicaments : anticoagulants, omeprazole, valproate, carbamazépine, trazodone.


4) La psy qui vous suit jusque dans votre lit

La valériane est sans doute la plante la plus qualifiée pour calmer l’agitation nerveuse et l’anxiété. Elle peut être d’un précieux secours pour toute personne dépressive au moment d’aller au lit, pour trouver le sommeil plus facilement.

Elle peut avoir des effets sédatifs, il vaut donc mieux éviter de la consommer quelques heures avant de prendre le volant ou de manipuler des outils dangereux. Par principe, elle est également déconseillée aux femmes enceintes et allaitantes.

Laissez infuser 2 à 3 g de racine séchée pendant 5 à 10 minutes dans 150 ml d’eau bouillante. Si besoin, n’hésitez pas à prendre jusqu’à 5 tasses par jour.

Sachez qu’elle se consomme aussi en teinture-mère ou en extrait normalisé (de 250 à 400 mg 3 fois par jour).

Vous pouvez accentuer l’effet de la valériane en l’accompagnant de mélisse (infusion de 2 à 4 cuillérées), aussi connue pour ses effets apaisants.


5) Elle s’occupe surtout des anxieux

Contre l’anxiété, rien ne vaut la passiflore.

En 2001, des chercheurs iraniens ont montré que cette plante était au moins aussi efficace que les benzodiazépines dans le traitement de l’anxiété[5].

Avec un avantage pour la passiflore sur les médicaments : celle-ci ne diminue pas la productivité au travail comme c’est le cas avec les benzodiazépines.

Par principe, la passiflore est déconseillée aux femmes enceintes et allaitantes. Mais les effets indésirables sont quasi inexistants (rares cas de somnolence ou de confusion).

On recommande généralement entre 0,5 g et 2 g de passiflore par jour sous forme de capsule, comprimé, teinture-mère ou infusion.


6) Une soignante au nom vraiment bizarre

Bon courage pour vous souvenir de son nom… Pourtant, la scutellaire mériterait d’être mieux connue.

Une étude réalisée sur 43 personnes a conclu que 350 mg de scutellaire 3 fois par jour amélioraient l’humeur générale après deux semaines, et ce sans perte d’énergie, de vigilance ou de concentration.

En l’absence de données suffisantes, la scutellaire est déconseillée aux femmes enceintes et allaitantes.

La scutellaire se consomme en infusion : 1 à 2 g dans une tasse, 3 fois par jour. Mais si vous n’aimez pas son goût, vous pouvez aussi prendre le même dosage sous forme de capsules.


7) Pour vous empêcher de rechuter

Le ginseng stimule le système immunitaire et tonifie les personnes affaiblies et fatiguées.

Mais il serait aussi efficace pour agir sur les symptômes résiduels en fin de dépression[6] : irritabilité, culpabilité, troubles du sommeil, perte des centres d’intérêt. Prendre du ginseng après une phase de dépression permettrait donc de réduire le risque de rechute.

À prendre le matin en cure de 15 jours à 1 mois. Les études montrent des bénéfices avec des doses de 200 à 1 000 mg par jour de Panax ginseng sous forme de gélules ou d’ampoules, standardisé à 3 ou 7 % de ginsénosides.


8) Un psychiatre dans votre plat de pâtes

Quand on est gourmet, rien de mieux que le safran (Crocus sativus). Cette épice fabuleuse donne du goût à vos plats… tout en redonnant du goût à votre vie.

Plusieurs études révèlent que la consommation d’extrait de stigmates de safran permet de réduire significativement les symptômes de la dépression[7] [8].

D’autres essais cliniques montrent que ses effets sont équivalents à ceux des antidépresseurs conventionnels comme la fluoxétine ou l’imipramine.

Quelques études positives existent même quant à son efficacité dans les cas de dépression grave[9] [10]. lire l'article


Ces plantes agissant sur le système nerveux peuvent aider grandement lors d'une thérapie.

votre conseillère en santé naturelle peut vous aider à choisir le produit qui vous correspond.

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© 2020  laetitia Veyron