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Ce que nous vivons : un deuil collectif.



David Kessler avec Elisabeth Kübler-Ross, a défini ce que l’on appelle communément la "courbe du deuil. “Kessler a également travaillé pendant une décennie dans un centre hospitalier à Los Angeles. Il est réserviste volontaire au sein de Réserve d’Experts pour le LAPD en tant que spécialiste des événements traumatiques et a servi dans les équipes de gestion des catastrophes au sein de la Croix Rouge

(...) Nous sentons que le monde a changé et il a changé.  Nous savons que c’est temporaire mais nous ne le ressentons pas de cette façon et nous savons que tout sera différent. Tout comme pour les aéroports qui ne sont pas les mêmes, avant et après le 9/11. Les choses changent et nous sommes au point précis où elles changent. La perte de la normalité, la peur du décompte économique, la perte de connexions. Cela nous frappe de plein fouet et nous sommes en deuil. Collectivement. Nous n’avons pas l’habitude de ce genre de deuil collectif.

Nous ressentons un deuil anticipatif. Ce deuil anticipatif est ce sentiment que nous ressentons lorsque l’avenir s’annonce incertain.

(...) Notre esprit primitif sait que quelque chose de mauvais est en train de nous arriver mais ne peut pas le voir. Cela anéantit le sentiment d’être en sécurité. Nous expérimentons cette perte de sécurité. Je ne pense pas que nous ayons déjà expérimenté collectivement un tel sentiment d’insécurité générale. Individuellement, en petits groupes, nous le ressentons parfaitement. Et tout ceci est nouveau : nous sommes en deuil, au niveau micro et macro.