Promouvoir la santé mentale et la sécurité psychologique 
des salariés

ré-écouter l'émission EUROPE 1  " la France Bouge" / journée en santé mentale

tour de France des initiatives positives et novatrices

Pierre Gadea, 36 ans, directeur général cofondateur de C2Care, une startup qui propose de la cyberthérapie pour le traitement des troubles anxieux 

Yohan Attal, 37 ans PDG et cofondateur de MyBrain Technologies qui commercialise Melomind un casque d’entraînement cérébral antistress

Jacques Marescaux, 67 ans président de l’Association Premiers Secours en santé mentale (PSSM) France. 

"J’ai un collègue qui semble de plus en plus troublé chaque jour. Souvent, il a l’air fatigué, perturbé et distrait. Le directeur, à qui j’en ai parlé, m’a dit qu’il continue à faire son travail et qu’il n’y a donc pas de problème. Je suis inquiet et je me demande ce que je devrais dire ou faire." voir le détail de la formation 1er secours en santé mentale

De nombreux employeurs conscients d'être tenus par la loi d’offrir et de préserver un milieu de travail psychologiquement sain, établissent des politiques et procédures favorisant la santé mentale au travail.

 

Toutefois, le soin de déceler une maladie mentale possible et de réagir à la situation est souvent laissé par défaut aux superviseurs et aux collègues des personnes en difficulté. Quel soutien peut-il leur être apporté ?

Souffrance des aidants - soignants et éducateurs

 

Pourquoi se préoccuper de sa propre santé alors qu’on a choisi de s’occuper de celle des autres ? Alors que les signaux d’alarme se sont multipliés ces dernières années sur le malaise des professionnels de l'aide, que le burn-out et les  suicides n’épargnent pas cette profession, un ouvrage, qui paraît ce jeudi, se penche sur les souffrances psychiques des soignants :  Les médecins ont aussi leurs maux à dire*. Si les spécificités de ces métiers et les conditions d’exercice détériorées multiplient ces risques psychosociaux, dans certains CHU, des expériences ont été mises en place pour renouer le dialogue en chair et en os. Michèle Maury, psychiatre au CHU de Montpellier a ainsi lancé un groupe Bien-être au travail. 

"Le métier de médecin fait vivre des situations de stress, même si c’est différent d’une spécialité à l’autre. On est régulièrement confronté à l’échec, à la mort. Ce que j’ai pu voir au cours de ma carrière à l’hôpital, c’est aussi que nos conditions de travail ont énormément changé depuis 15 ou 20 ans."
 

Alors que le Premier ministre a appelé à prolonger le télétravail le "plus longtemps possible", quand c’est faisable, une étude réalisée pour un cabinet spécialisé en risques psycho-sociaux souligne les risques de détresse de ce mode de travail, sur le long terme. Détresse psychologique, sentiment d’isolement, anxiété, manque d'interaction sociales, sédentarité, surmenage… On connaissait déjà ces problématiques liées télétravail, mais le confinement, et donc le télétravail de façon pérenne, les accentue.

44 % des salariés français sondés se sentent en situation de "détresse psychologique", un quart d'entre eux présente un risque de dépression nécessitant un traitement, un quart déclare que leur motivation professionnelle s’est dégradée, selon l’étude menée auprès de 2.000 salariés. Et le fait d'être en couple ou avec un enfant sont des facteurs aggravants. "Après plusieurs semaines de confinement et de télétravail, le bien-être psychologique des salariés s’est largement dégradé en perdant 10 point par rapport à 2016", estime le cabinet.

 Les managers sont eux aussi particulièrement exposés, puisque 20% d’entre eux vivent une détresse psychologique élevée. "Ils sont un pivot central dans l’’entreprise. Il faut prendre soin d’eux mais surtout leur donner les outils pour prendre soin de leurs collaborateurs", poursuit Christophe Nguyen.

(...) Une réalité que les entreprises et le management doivent prendre en compte. Là-dessus, si les efforts des entreprises sont salués par les salariés (7 sur 10 considèrent que l'entreprise fait son maximum pour les aider), en entrant plus en détail sur le soutien qu’ils estiment recevoir des différents acteurs de l’entreprise, les salariés plébiscitent principalement celui de leurs collègues (79%), puis de leur N+1 (70%). Viennent ensuite la direction de l’entreprise (67%), la DRH (59%).

Surtout, le chaînon manquant semble être celui de l'accompagnement psychologique.  lire l'article 

 

Souffrance au travail, épuisement professionnel et risques psychosociaux, ce terme polysémique recouvre des réalités et des dimensions complexes, qui ne sont pas sans questionner les évolutions que connaît le travail social. 

De nouveaux modes de management des équipes - appreciative inquiry ou sociocratie - sont nés de cette volonté de changement. 

la formation permet aux agents d'intégrer de nouvelles approches résilientes et des habiletés psychosociales favorisant le cercle vertueux de la bienveillance à la bientraitance. 

Risques Psycho-Sociaux

12% des femmes et 6% des hommes agés de 30 à 55 ans qui travaillent déclarent souffrir (DRESS 2014)

Les coût des maladies mentales attendraient 109,2 milliards d'euros

(équivalent aux maladies physiques)

85% de ces coûts seraient liés à la perte de production ( présentéisme, absences, chômage...) Urceco, CREDES, 2007

Pour Jon Kabat-Zinn, qui a créé le programme de réduction du stress basé sur la méditation, l'entreprise doit se préoccuper du bien-être de ses salariés - pour le bien de tous.

 

En parlant du travail, la méditation commence à se développer au sein de l’entreprise, pour vous c’est une suite logique ?

- Oui. Les salariés sont de plus en plus stressés. On pourrait dire : le travail ne fonctionne plus pour les gens (dans le texte : “work no longer works for people, ndlr”).

Ils ont tellement de tâches qu’ils ne savent plus qui fait quoi, ce qu’ils font eux-mêmes, et surtout pourquoi.

On peut être débordé, sans que cela soit vraiment utile à quiconque. Il faut apprendre à travailler de manière plus intelligente, pas forcément davantage.

Le sens de votre travail doit faire écho à quelque chose en vous, à votre “être”. C’est à ça que devrait ressembler une entreprise idéale : que tout le monde garde en tête pourquoi on travaille, dans quel but. Et cette philosophie doit se retrouver à tous les échelons de l’organisation, du PDGaux clients.

 

"Si vos salariés ne sont pas heureux, personne ne le sera, y compris les clients. Le modèle fordiste a vécu."
 

Les entreprises sont si compétitives et l’environnement change si vite, que l’on ne peut plus travailler comme avant. lire la suite

© 2020  laetitia Veyron