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notre cerveau nous joue des tours !

Prendre soin de son intériorité : ce que les neurosciences nous apprennent

Le documentaire sur Arte7 et mercredi sur Arte "Notre cerveau nous joue des tours" met en lumière une réalité aussi fascinante que déroutante.



À travers des expériences ludiques et étonnantes, Albert Moukheiber, chercheur en science cognitive et vulgarisateur, invite à découvrir le fonctionnement, parfois trompeur, de notre cerveau. Première partie : il ne faut pas toujours se fier à ses perceptions...


notre cerveau ne perçoit pas le monde tel qu’il est, il le construit.

Notre cerveau est souvent comparé à une tour de contrôle, qui se contenterait de traiter les informations reçues de nos sens et de nous faire réagir de la manière la plus rationnelle possible. Mais c’est loin d’être aussi simple. Avec les ressources limitées dont il dispose, cet extraordinaire organe joue constamment avec notre perception de la réalité : il capte les informations, les filtre, les prévoit, créant des raccourcis afin de faire face avec économie aux innombrables stimuli, choix et problèmes auxquels notre environnement nous confronte. C’est ce qui fait sa force… mais aussi sa faiblesse. Les trompe-l’œil, les illusions d’optique et les tours de magie, qui déjouent nos prédictions, permettent ainsi de rendre palpables les mécanismes de la perception, et les mille et une manières dont ceux-ci peuvent induire en erreur.


À partir de filtres, d’habitudes, d’expériences passées… et de nombreux biais cognitifs, ce que nous vivons comme une évidence est souvent une interprétation.


Et cela vaut aussi — et peut-être surtout — pour la manière dont nous nous percevons nous-mêmes. Ce que nous pensons de nous n’est pas une vérité objective. C’est une histoire, construite au fil du temps.


C’est précisément à cet endroit que s’inscrit le parcours que je propose :« Prendre soin de son intériorité ».


Un chemin en 4 étapes pour revenir à soi


1. Repérer ses pensées automatiques

Notre cerveau fonctionne en grande partie en pilote automatique.Il produit en continu des pensées rapides, souvent répétitives, et fréquemment autocritiques.

Ces pensées donnent l’impression d’être vraies… simplement parce qu’elles sont familières.

Apprendre à les repérer, c’est déjà créer un espace.Un espace entre soi et ses pensées.

Un espace où l’on peut commencer à observer plutôt que subir.


2. Comprendre ses croyances limitantes

Pour donner du sens au monde, notre cerveau comble les vides et construit des récits cohérents.

Avec le temps, ces récits deviennent :

  • des certitudes

  • des schémas profonds

  • parfois une identité rigide


Nous ne voyons plus qu’il s’agit d’une construction. Mettre en lumière ces croyances, c’est rouvrir du mouvement là où tout semblait figé. C’est reconnaître que ce qui a été appris peut aussi évoluer.


3. Accueillir ses besoins et adoucir la relation à soi

Notre cerveau est orienté vers la survie.Il détecte plus facilement le danger que le soutien.

Cela peut se traduire par :

  • une tendance à l’autocritique

  • une forme d’hypervigilance

  • une difficulté à reconnaître ses besoins


Prendre soin de son intériorité, c’est rééquilibrer cette tendance.

C’est apprendre à :

  • écouter ses besoins fondamentaux

  • développer une sécurité intérieure

  • adopter une posture plus soutenante envers soi-même


4. Transformer sa perception de soi et des autres

La bonne nouvelle, c’est que ce que le cerveau a construit… peut évoluer.

Notre regard sur nous-mêmes n’est pas figé.Notre manière d’entrer en relation non plus.


Petit à petit, il devient possible de :

  • porter un regard plus juste

  • nuancer ses jugements

  • s’aligner davantage avec ses valeurs


Changer… sans se trahir

Transformer ses pensées limitantes, ce n’est pas devenir quelqu’un d’autre.

C’est reconnaître que ce que l’on prenait pour “soi” n’était, en partie, qu’une construction.Et c’est apprendre à se rencontrer autrement.

Avec plus de lucidité.Avec plus de douceur.Avec plus de soin.


Notre cerveau est profondément relationnel

Il est important de rappeler que notre cerveau ne se construit pas seul.

C’est un organe social. Il se façonne dans la relation, à travers les regards, les expériences et les interactions que nous vivons.Et c’est aussi dans la relation qu’il peut se transformer.


Un environnement sécurisant permet :

  • d’apaiser le système nerveux

  • d’assouplir les schémas anciens

  • d’ouvrir de nouvelles manières d’être avec soi-même


Prendre soin de son intériorité, ce n’est donc pas seulement un chemin individuel. C’est aussi une expérience profondément relationnelle.


Si ces réflexions résonnent pour vous, c’est peut-être le signe qu’il est temps d’explorer autrement votre monde intérieur?

 
 
 

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© 2026  laetitia Veyron Psychologue & formatrice aggréée

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