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Confinement ou le cerveau en jeûne social


L’hypothèse des chercheurs était que les situations d’isolement forcé représentent l’équivalent d’un jeûne social, comme une privation de nourriture transposée aux relations humaines. Ils ont donc analysé l’activité du cerveau de ces personnes et l’ont comparée à celle du cerveau de volontaires en train de jeûner. (...)



conclusion : Si nous jeûnons trop longtemps, nous mourons. Si nous restons isolés trop longtemps, nous mourons socialement. Qu’arrive-t-il alors ? Les études réalisées par le passé sur des animaux de laboratoire ont montré que ceux-ci tendent à activer ces circuits de la motivation en mangeant davantage, voire en s’administrant des drogues si le dispositif expérimental le leur permet. Le confinement va donc faire peser sur les personnes le risque de l’addiction.

C’est du moins ce qui arrive, dans les études animales, durant les premières phases d’isolement social. Lorsque celui-ci se prolonge, le système tend à s’émousser. La motivation s’étiole de façon générale, ce qui caractérise la dépression ou ce que le psychologue Martin Seligman a appelé la désespérance apprise : lorsqu’on échoue à se procurer, pendant trop longtemps, ce qui est nécessaire à la vie, on finit par baisser les bras.

Mais il y a peut-être une voie de sortie. Si l’on conserve l’analogie du jeûne, celui-ci peut aussi être vu comme une régénération.