Seance 4 programme meditation : rester Présent

faire face aux émotions désagréables

résumé de séance 4 

le mecanisme du stress chronique

n être qu'une présence de Jon kabatt Zinn

les émotions, les sensations et les besoins

poème: la maison d'hote

méditation guidée sur la nature - moine Zen Tich Nath han
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les émotions primaires

une pédopsy décrypte Vis Versa : Dessin Animé sur les émotions

une petite video qui traite du stress. pas toujours mauvais ! 

attention video qui peut un peu stresser :)

dans la forme mais le contenu est exact;

Modèle de paul Gilbert

"Les principales religions enseignent que ce que nous voulons, notre passion et notre avidité sont la cause de notre souffrance. Si c’est certainement vrai, ces enseignements sur les dangers du désir renforcent souvent notre haine de nous-même. … on nous apprend à nous méfier de la beauté sauvage et de l’intensité de nos passions naturelles, à avoir peur de perdre le contrôle". Tara Brach dans Radical Acceptance.

Comment faire la paix avec ce désir avec lequel la religion souvent nous apprend à faire la guerre au moyen de la culpabilité et de la honte et de la peur, du mauvais moi?
Ce sentiment du mauvais moi, de la non estime de soi, est un des sujets récurrents du livre de Tara Brach. Celles et ceux qui ont vécu dans l’environnement d’une religion, où la culpabilité va souvent de pair avec la rigueur morale, peuvent trouver une nouvelle manière d’être en désamorçant culpabilité, honte, peur et colère.
Les sentiments, comme le dit Antonio Damasio dans "Spinoza avait raison", sont une représentation mentale, intellectualisée du corps. Les sentiments sont la version conceptualisée, intellectualisée des émotions qui, elles, sont la mise en oeuvre de mécanismes du corps : hormones,muscles, viscères, neurones, neurotransmetteurs, etc.

Nous avons donc le rapport sentiment/émotion = intellect/sensation soit : le sentiment est à l’émotion ce que l’intellect est à la sensation. Mais comme nous sommes des êtres entiers et intégrés, nous avons tendance à fusionner sentiment et émotion ou intellect et sensation: on nous fait telle remarque critique qui nous touche, nous avons immédiatement une réaction viscérale – par exemple à l’estomac ou à la poitrine – qui s’accompagne de pensées négatives qui souvent sont reliées au mauvais moi : « si ceci arrive c’est que je suis mauvais, c’est que je suis inadapté, mal foutu,… »

Il n’y a pas à nier les émotions. Bien au contraire, il suffit d’en appréhender leur chair, leur texture et leur aspect transitoire. Comment? en activant la pleine conscience et en observant les sensations de notre corps, là où des tensions, des noeuds apparaissent – dans le ventre, dans la poitrine, dans la nuque, dans les épaules,… – au moment même où l’émotion est éprouvée, laissant ainsi les pensées négatives disparaître. En mettant notre attention sur les sensations physiques nous défaisons les connexions automatiques qui existent entre sensations physique(émotions) et jugement intellectuels(sentiments). Nous déprogrammons la relation entre le réflexe viscéral et le jugement. La culpabilité, la honte, la peur, la colère se dématérialisent. Elles perdent de leur force et de leur dureté. Une parenthèse s’ouvre qui potentiellement libère de l’espace pour que se produise la guérison des douleurs passées. Progressivement, le mauvais moi, lié au jugement, peut disparaître. Le livre de Tara Brach est jalonné de nombreux exemples tirés de son expérience de psychothérapeute qui montrent que la pleine conscience, ce qu’elle appelle, elle, l’acceptation radicale, peut être une aide précieuse dans la guérison et la transformation des émotions et schémas négatifs.

Radical Acceptance: Awakening the Love that Heals Fear and Shame
Tara Brach, Bantam Dell, 2003 (non traduit en Fr)

En général, nous réagissons à nos expériences présentes de trois manières différentes :


en nous coupant de l’expérience, voire en nous ennuyant, de sorte que nous quittions le moment présent pour nous réfugier quelque part « dans notre tête » ;
 

en cherchant à nous accrocher aux choses – ne nous permettant pas de nous « laisser
aller » à l'expérience présente - ou en souhaitant avoir des expériences autres que celle que nous vivons à cet instant ;


en cherchant à ce que cela cesse, en étant en colère contre l’expérience – en souhaitant être débarrassé de l'expérience actuelle, ou en évitant les expériences futures que nous ne désirons pas.

chacune de ces manières de réagir peut causer des problèmes

« Modifier notre attitude de base ou notre relation à l'expérience. (...) Comment y
arriver ? Acquérir ces qualités simplement par l'effort est peu vraisemblable. C'est pourquoi, dans cette séance, nous examinons une autre manière d'y arriver : en amenant notre attention/conscience aux manifestations dans le corps d'une expérience difficile »

Le cœur de l'exercice repose sur le process suivant : exploration émotionnelle, suivie
d'une exposition émotionnelle à ce qui est désagréable EN PRéSENCE d'une acceptation émotionnelle et des ressentis émotionnels et/ou corporels.

liste des émotions et sentiments

Si vous comprenez suffisamment les trois types d’affaires pour rester dans vos propres affaires , cela vous libèrera pour voir votre propre chemin et vous éclairera peut-être à quatre-vingts pour cent.
La prochaine fois que vous ressentez du stress ou de l’inconfort, demandez-vous dans quelles affaires vous êtes mentalement, (les affaires de Dieu, de l’autre ou de soi ?)

 

Remarquez, lorsque vous vous sentez blessé, 
que vous êtes intellectuellement en dehors de vos affaires.

Si vous n’êtes pas certains, arrêtez-vous et demandez-vous :

” Dans quelle affaire est-ce que je me trouve ? “.

 

De quelles affaires s’agit-il lorsqu’un tremblement de terre se produit ? 
Celles de Dieu.

De quelles affaires s’agit-il si le voisin d’en bas de la rue a une vilaine pelouse?

Celles de votre voisin.

De quelles affaires s’agit-il si vous êtes en colère contre votre voisin d’en bas de la rue 
parce qu’il a une vilaine pelouse ? Vos affaires.

 

La vie est simple – c’est à l’intérieur.

Comptez, dans des intervalles de cinq minutes, combien de fois vous vous mêlez mentalement des affaires d’autrui. Notez lorsque vous donnez un conseil non demandé ou offrez une opinion sur quelque chose (à haute voix ou silencieusement).

Demandez-vous :

“Est-ce que je me mêle de ses affaires ?

M’a-t-il demandé mon conseil ?

 

Byron Katie

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